Le virus Covid 19 nous a bloqué dans nos maisons, c'est devenu pour moi un bénéfice secondaire : J'ai du temps, beaucoup de temps, pour m'adonner à mes activités préférées, surtout le collage ! J'ai décidé de faire des collages en l'honneur du personnel hospitalier, médical surtout, de par l'implication de deux de mes enfants médecins au CHU, mais aussi par un souci taraudant pour des amis en réanimation. j'ajouterai ici les réalisations faites au cours des jours, noires, ou avec de l'espoir... confinement, ville déserte Appel du large. État d'urgence Espoir Virus boxé 7 avril, j'offre mon gâteau d'anniversaire Repos de l'ange Chirurgie adaptée L'évasion Parfois quelques s'échappent, dans la détresse des soignants Découragement Calmement, elle se laissa guider par le grand cerf blanc Essoufflement
CULTURE - le 9 Septembre 1999 Il faut cinq sens et plus pour faire un poème. Qui a vécu, enfant, quelques heures à la campagne se souvient sûrement des fruits de l'érable aux ailes membraneuses qu'on lançait en l'air pour les voir redescendre tournoyant comme les pales d'un hélicoptère. La poésie naît de ces détournements, comme le rappelle, colle et porte-plume à la main, Annie Krim-Déjean (1), pour qui ces hélices deviennent des corps de sauterelles, des ailes de canards ou d'amour. Allez savoir ! N'est-ce pas l'immédiateté, le premier regard, la première écoute, qui la font mépriser par nombre de contemporains ? Certains haussent les épaules. Tant pis pour eux. Laissons les victimes de leurs journées trop ordinaires et suivons Jean-Marie Barnaud (2) pour (re)découvrir la poésie simple des " choses menues dont on ne parle guère ". René Char, Armand Robin, Eugène Guillevic, Claude Roy et les autres n'ont pas agi ...
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